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La recherche de financement en 10 étapes

Financement

La recherche de financement en 10 étapes

Le succès sur la durée d’une entreprise dépend en grande partie des fonds que le créateur parvient à réunir avant de se lancer.

Sommaire

Introduction

La pérennité d’un business dépend beaucoup des moyens financiers mobilisés au départ : les sociétés créées avec plus de 80 000 euros survivent à 80%, contre 60% pour celles démarrant avec moins de 2 000 euros, selon une enquête de l’INSEE. La recherche de financement doit donc être préparée avec soin et répondre à des besoins précis.

Expliquez précisément à quoi seront destinés les fonds

La règle impérative pour convaincre vos partenaires potentiels consiste à leur expliquer dans le détail à quoi vont être consacrer les fonds. En général, les créateurs d’entreprise souhaitent garder la liberté de financer les projets qui leur plaisent et répondent à leurs attentes en termes de retour sur investissement.

 

Les banquiers prennent plutôt en charge les immobilisations corporelles (un ordinateur, par exemple), les fonds de commerce et l’immobilier. BPI France, la banque publique d’investissement, financera l’amorçage, la trésorerie ou l’innovation. Les investisseurs de proximité, eux, couvriront plutôt les dépenses de recrutement. Le business plan, au travers le plan de financement, doit détailler l’emploi de cet argent.

 

La plupart des investisseurs exigent des porteurs de projet qu’ils sortent de leur poche une partie des fonds pour prouver leur implication. Sont considérés comme apports personnels l’argent détenu en propre par les associés, mais aussi les sommes collectées auprès des proches, appelées love money. Cet apport permet d’améliorer la capacité d’emprunt de l’entreprise. Il est conseillé de solliciter des prêts d’honneur : accordés à titre personnel au créateur de l’entreprise, ils sont considérés comme des fonds propres.

Effectuez un démarchage sérieux et ciblé

Il est temps de solliciter les professionnels. La recherche de financement est un parcours nécessaire, car elle conforte la vision du créateur d’entreprise. Les sources de financement sont légion, et chaque sollicitation vous prendra du temps. Déterminez un plan d’action et travaillez de préférence par téléphone pour jauger vos chances de succès avant de déposer un dossier en bonne et due forme.

Obtenir un financement lors de la création d’entreprise

Subventions, primes, prêts bonifiés, exonérations… Identifiez tous les dispositifs en faveur de la création d’entreprise et prévoyez le temps nécessaire pour préparer vos dossiers de financement.

Le créateur d’entreprise français est chanceux par rapport à ses homologues anglais, suédois ou même américains. Sur le plan des aides et des subventions entrepreneuriales, les dispositifs d’aide à la création d’entreprise sont légion. Il en existe plusieurs milliers, répartis sur tout le territoire et pour tous les types de sociétés.

Aujourd’hui, en effet, la majorité des entrepreneurs consolident le financement de leur projet en s’appuyant sur des montages combinant prêt à taux zéro, garantie bancaire et subventions. Le soutien, de plus en plus efficace, des réseaux d’accompagnement n’est pas étranger à cette surenchère.

Quand les créateurs d’entreprise et chefs d’entreprise nous sollicite, nous analysons avec eux les aides mobilisables et nous mettons en place des schémas de financement adaptés. Ce qu’ils viennent chercher chez nous, ce sont des repères et, évidemment, des conseils. A condition de procéder par étapes et de respecter un certain nombre de règles précises, vous devriez y parvenir à votre tour.

Amorcez votre projet avec les aides du Pôle Emploi

Une fois n’est pas coutume, les demandeurs d’emploi entrepreneurs font partie des mieux lotis. Tout d’abord, ils peuvent prétendre à l’Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACCRE), sous conditions de ressources : le dispositif exonère de charges sociales partiellement, voire totalement pendant la première année d’activité (durant les trois premières années, de façon dégressive, pour les micro-entrepreneurs). Il suffit d’en faire la demande au centre de formalités des entreprises (CFE) compétent lors de la déclaration de création ou de reprise d’entreprise, ou dans les 45 jours suivants. A noter : depuis le 1er Janvier 2019, tous les créateurs et repreneurs d’entreprise peuvent bénéficier de cette exonération, renommée pour l’occasion « exonération de début d’activité ».

De même, depuis le 1er Janvier 2018, de nouvelles règles de cumul de l’allocation chômage et du revenu d’une activité non salariée s’appliquent. Après la création ou la reprise effective d’une activité indépendante, tout demandeur d’emploi a le choix entre le maintien de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) dans des conditions similaires à celles qui prévalent en cas de reprise d’une activité professionnelle salariée, et le versement d’un capital qui correspond à une partie des droits restants.

Dans le premier cas, l’allocation est versée, sous conditions, durant toute la période d’indemnisation, en complément du revenu généré par l’entreprise. 

Dans le second cas, ce sont 45% du reliquat des droits à l’ARE du demandeur qui sont accordés en deux temps (une moitié du capital est octroyée une fois réunies les conditions d’attributions et le solde six mois après le lancement de l’activité). Attention, cette solution appelée Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) exige d’avoir préalablement obtenu l’ACCRE.

Les entrepreneurs ayant bien mûri leur projet, avec la certitude d’un démarrage rapide, ont intérêt à opter pour l’ARCE. Pour ceux dont l’activité est plus incertaine, dans le secteur des services et du tourisme par exemple, ou risque de décoller lentement, le maintien de l’allocation est sans doute préférable. L’assurance de toucher des revenus mensuels en attendant que l’activité atteigne sa vitesse de croisière apporte un certain confort. Cela évite également de perdre 50% du montant global de ses allocations.

Enfin, depuis le 1er Janvier 2017, l’accompagnement à la création et la reprise d’entreprise (NACRE), dispositif basé sur du conseil personnalisé et un prêt à taux zéro de 1 000 à 8 000 euros sur cinq ans maximum (avec l’obligation d’avoir souscrit un prêt bancaire parallèlement), est une compétence dévolue aux régions ; certaines l’ont repris et adapté quand d’autres l’ont écarté au profit d’une aide spécifique : renseignez-vous.

Faîtes-vous parrainer par un réseau d’entrepreneurs

Pour s’y retrouver parmi les aides proposées aux entrepreneurs, par les pouvoirs publics en particulier, l’idéal est de se rapprocher d’un réseau d’accompagnement à la création d’entreprise

Chambres de commerces et d’industrie (CCI), UNAPL pour les professions libérales, Retis pour une activité axée sur l’innovation au service des entreprises et des territoires… Généralement bien implantés localement, ces réseaux spécialisés sont là pour informer et accompagner le porteur de projet dans ses démarches. Leur connaissance des dispositifs, de l’aide nationale à celle régionale, en lien avec un besoin émergent, permet de cibler les aides.

Ne perdez pas de vue votre objectif principal

Face à une telle offre, le risque est grand d’avoir les yeux plus gros que le ventre et de multiplier les recours aux aides disponibles. Un créateur d’entreprise astucieux peut facilement en cumuler une dizaine. 

Mais attention, décrocher une aide requiert méthode, patience et persévérance. Il faut remplir une multitude de dossiers de candidature, prévoir des rendez-vous avec les organismes agrées et avoir un agenda flexible. Ces impératifs ne doivent faire perdre de vue l’objectif principal, à savoir : le lancement d’une activité centrée sur un projet mûrement réfléchi.

C’est pourquoi, au départ, il est conseillé de se concentrer sur les aides les plus faciles à obtenir, comme les prêts d’honneur. Il sera toujours temps, après une année d’activité, de solliciter une subvention auprès de votre conseil régional, voir en participant à un concours à la création d’entreprise.

Soignez la présentation de vos dossiers de candidature

Toutes les demandes d’aide passent obligatoirement par la rédaction minutieuse d’un dossier de candidature. Il est capital de fournir le plus précisément possible les informations demandées et de rendre un dossier complet et soigné. Il n’y a là rien d’insurmontable, d’autant que les organismes réclament presque toujours les mêmes éléments : une présentation claire et concise du projet avec un budget détaillé, les perspectives de développement, etc.

Pour une demande de garantie, la plupart du temps, les banques s’occupent de compléter les formulaires et de les transmettre aux organismes prêteurs. En revanche, pour une subvention, un prêt d’honneur ou un concours, c’est au créateur d’entreprise de s’atteler à la tâche.

Soyez prêt à défendre votre projet devant les experts

Bien que la majorité des demandes soient formulées par écrit, certaines s’accompagnent d’une présentation orale ; c’est le cas pour les concours et les demandes de prêt d’honneur

Séduire un jury d’experts est aussi un passage obligé pour être soutenu par des organismes comme BPI France. Besoin d’argent pour lancer une entreprise innovante ? La banque des entrepreneurs propose diverses solutions de financement, comme la bourse French Tech qui peut couvrir jusqu’à 70% des dépenses éligibles dans la limite de 30 000 euros (formule classique) et le prêt d’amorçage, compris entre 50 000 et 100 000 euros, destiné aux entreprises de moins de cinq ans en amont d’une levée de fonds. 

Pour une demande supérieure à 100 000 euros de prêt garanti, le créateur d’entreprise est invité à présenter son projet et exposer ses motivations. Il s’agit de le tester, mais de s’assurer surtout du bon usage des fonds pour une meilleur rentabilité. Bien « pitcher » son projet, être incollable sur ses tableaux financiers, ses ratios et ses prévisionnels est donc capital ; la moindre hésitation peut avoir de lourdes conséquences.

Entraînez-vous avant vos interventions orales

Nous vous recommandons de préparer deux formats, un court de moins de cinq minutes avec trois ou quatre arguments percutants et un plus long de dix minutes avec une présentation chiffrées. Résultat : pas de blabla ni de flottements, mais un discours rodé, presque théâtral.

Si vous êtes deux associés, ne pas hésiter pas à alterner les prises de parole et à attribuer un rôle à chacun, selon ses points forts : l’un peut développer les aspects marketing et l’autre se concentre sur les aspects financiers par exemple.

Chronologie de votre financement

C’est l’inconvénient des aides à la création d’entreprise : leur versement peut être tardif. Mieux vaut donc ne pas les intégrer trop tôt dans les prévisions financières. Et garder à l’esprit que ces soutiens ne sont qu’une bouée de sauvetage temporaire. En régime de croisière, vous ne devrez compter que sur vous-même, et sur la capacité de votre entreprise à générer du cash.

3 à 6 mois avant la création

Aides pour financer une étude de marché, un prototype, de la R&D… : Bourses French Tech de BPI France, subventions régionales, concours entreprenariat.

Au moment de la création

Aide financière de Pôle Emploi (ARE ou ARCE), prêt d’honneur des réseaux d’accompagnement (Réseau Entreprendre, Initiative France…)

Dans les semaines et mois qui suivent la création

Campagne de crowdfunding, levée de fonds auprès de business angels, puis de fonds d’entrepreneurs et enfin de fonds d’investissement.

Tags

business plan,entrepreneur,financement

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